Protection des cultures

Une bonne méthode de lutte commence avec la connaissance des ennemis de la culture. 

Le laboratoire de pathologie de la Station a constitué une collection des ennemis de la culture. La maîtrise des contaminations artificielles avec ces échantillons améliore la réussite des essais. Elle a ainsi permis l’homologation de l’herbicide Cursus® et la dérogation d’Ortiva® Top contre Thielaviopsis. Les insecticides Movento® et Success4® ont été autorisés grâce à des essais en conditions contrôlées. Quatre dossiers sont encore en étude contre Phytophthora, Sclerotinia, Thielaviopsis et un herbicide. La contamination artificielle permet également d’évaluer la résistance variétale aux maladies. Elle facilite l’étude de méthodes biologiques (Contans®…). 

Protéger la culture c’est aussi l’observer : la Station participe activement au Bulletin de Santé du Végétal pour suivre le développement des maladies et des ravageurs.
Il faut éviter les traitements inutiles, bien raisonner ceux qui restent nécessaires et ainsi garantir le respect de l’environnement et la santé du consommateur. Chaque année, le plan de surveillance des résidus vérifie la conformité des endives avec les limites maximales de résidus (LMR).

LES ENJEUX DES PROCHAINES ANNÉES

Fournir les résultats nécessaires au maintien des homologations (Santhal®, Tecto®, Légurame®); améliorer les outils de caractérisation et de détection des pathogènes; mieux connaître les réactions de défenses de l’endive pour développer les moyens alternatifs comme les stimulateurs de défense des plantes (SDP).

Comme les bioagresseurs qu’elle combat, une bonne méthode de lutte doit toujours évoluer…